Bulles de Mieux-Être
Sophrologue - Relaxologue à Troyes

Définition et fonctionnement

On entend aujourd’hui beaucoup parler du « stress ». Ce mot est utiliser à tout va dans le langage courant. Mais savez-vous ce qui se cache réellement derrière ce mot et ce qu’il signifie vraiment ?

Non ? Alors faisons un petit tour d’horizon du stress.

C’est Hans Selye, endocrinologue autrichien et canadien, qui a inventé la théorie du stress, ou SGA (Syndrome Général d’Adaptation).

De façon très générale, le stress est la réponse de l’organisme à une demande d’adaptation créée par un événement donné, cet événement pouvant être mineur (par exemple : différence de température dans une pièce) ou majeur (par exemple : accident).

Pour compenser cette rupture de votre équilibre entraînée par l’événement, l’organisme va donc réagir et c’est là que les réactions hormonales vont se succéder, avec notamment la libération d’adrénaline et de cortisol, qui vont vous permettre de disposer d’énergie et de force pour réagir à cet événement.

C’est ici que l’on introduit la notion de fuir ou combattre. En état de stress, le cerveau humain en est réduit à l’utilisation de son cerveau reptilien, celui qui gère nos fonctions de base telle que la respiration, car lorsque nous sommes stressés, nous n’avons plus accès à notre néo-cortex et donc à notre pensée logique.

Nous ne raisonnons plus qu’en mode binaire : fuir ou combattre, comme à l’époque de l’homme de Neandertal, qui, confronté à un ours, décide soit de combattre, soit de prendre ses jambes à son cou.

Il faut donc bien comprendre que le stress, ou tout du moins la réaction de notre corps face à un agent stressant, est vitale et nécessaire.

Pour aller un peu plus dans le détail, le processus du stress est décomposé en 3 phases :

La première phase, dite phase d’alarme, qui permet de réagir face à l’événement. C’est là que l’on décide de fuir ou combattre, réagissant à notre instinct de survie, grâce notamment à l'adrénaline secretée par notre corps.

A l’issue de cette première phase et de la première boucle hormonale, si le stimuli de stress ne cesse pas, nous rentrons dans la deuxième phase du stress : la phase de résistance. On dit alors que le stress se chronicise et il va s’accumuler progressivement, jusqu’à ce que la personne ait atteint son seuil de résistance personnelle. Vous avez certainement déjà entendu parler de la goutte d’eau qui fait déborder le vase, et pour le stress, c’est une belle métaphore que l’on peut utiliser. Vous allez remplir chaque jour votre vase de stress, et un beau jour, lorsque vous aurez atteint votre seuil de résistance, il suffira d’une goutte d’eau pour faire déborder votre vase. Pendant cette phase de résistance, l’hormone majoritairement produite est le cortisol, et le stress va avoir des effets néfastes sur votre organisme, tels que la baisse du système immunitaire et donc une plus grande sensibilité aux maladies et infections, des troubles de la concentration et de la mémoire, etc.

Et lorsque le vase déborde (mais également suite à un choc très important) c’est là que nous rentrons dans la 3ème phase du stress : la phase d’épuisement. On parle de l’entrée dans cette phase comme d’une décompensation, et c’est là que peut survenir le burn-out, la dépression, des accès de violence, de cris, etc. 

Les caractéristiques du stress

D’une façon générale, il y’a donc plusieurs choses importantes à retenir sur le stress.

Tout d’abord, le stress est une réponse hormonale et automatique de l’organisme face à un événement donné. Le stress n’est donc pas factice et il existe bel et bien.

Le stress est neutre. Nous avons souvent l’impression que le stress est quelque chose de désagréable, mais c’est seulement notre façon de voir les choses qui colore le stress et qui lui donne cet aspect désagréable. Si nous mettons nos lunettes pour voir la vie en rose, nous ne réagirons pas de la même façon qu’avec nos lunettes pour voir la vie en noir.

En plus d’être neutre, il existe du bon stress (eustress) et du mauvais stress (distress). Le bon stress est celui qui va vous motiver, vous aider à faire face à la situation et donc à dépasser la demande d’adaptation à laquelle vous devez faire face. A contrario, on va parler de mauvais stress lorsque le stress vous empêche de répondre à la demande d’adaptation, vous faisant vous sentir impuissant et incapable de réagir.

Le stress se cumule, et il faut donc vider régulièrement son vase de stress, sous peine de le voir déborder.

Le stress a de la mémoire et dans le cas d’une situation nouvelle, mais analogue à une situation antérieure où vous avez été en situation de stress, le stress va rejaillir par analogie. De plus, si vous avez vécu négativement une situation de stress, cette mémoire du stress va faire que vous allez conditionner négativement les situations similaires. La logique étant la même si vous avez vécu positivement une situation de stress, qui conditionnera positivement cette fois les autres situations analogues.

Le stress nous empêche d’avoir accès à notre pensée logique et rationnelle, aussi vaut-il mieux éviter de prendre une décision en état de stress.

Pour conclure sur cette notion de stress, on pourra donc dire que le stress est quelque chose de normal, et nous pouvons le voir comme un potentiel d’énergie qui va nous permettre de nous adapter, auquel va venir s’ajouter notre coloration émotionnelle (qui nous fera voir le stress positivement ou négativement). 

Et la sophrologie alors ? A quoi peut-elle servir ?

Lorsque vous viendrez me consulter pour une problématique de stress, le but de l’accompagnement sophrologique sera de vous donner des outils pour que vous puissiez, une fois cet accompagnement terminé, faire face et gérer seul votre stress

Car vous l’aurez bien compris, le stress est inévitable voir même vital. C’est seulement la façon dont nous le gérons et l’abordons qui pose souci. Le but sera donc de vous permettre de vider votre vase de stress et d’apprendre à prendre du recul, pour aborder plus sereinement les situations de stress futures. 
La première séance de sophrologie nous permettra de déterminer quelles sont les causes de votre stress et de cela découlera toutes les actions que nous pourrons mettre en place ensemble (techniques sophrologiques mais aussi stratégies physiologiques, psychologiques et organisationnelles). 

En soit, la sophrologie vous permettra : 

  • d’avoir à votre disposition des outils vous permettant de prendre du recul face à une situation, pour éviter le déclenchement des hormones de stress ;
  • d’avoir accès à des techniques vous permettant de relâcher les tensions physiques et mentales, et donc de vous libérer de l’emprise du stress sur votre corps et votre esprit ;
  • de faire évoluer votre façon d’aborder et de vivre les situations stressantes ; 
  • d’apprendre à relativiser ;
  • de pouvoir préparer des situations à venir stressantes pour vous, afin de les aborder plus sereinement quand elles se présenteront. 

Plus que des outils pour lutter contre le stress, c’est donc toute une philosophie de vie que la sophrologie vous propose. 


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